Après un parcours dans le financement de l’innovation et l’accompagnement de startup, Thomas Ribeiro rejoint CNRS Innovation dont il prend la direction générale en juillet 2025. Point avec lui sur l’orientation de CNRS Innovation en matière de valorisation, de partenariats et d’accompagnement.
Ma prise de fonction en tant que Directeur Général de CNRS Innovation s’inscrit logiquement dans la continuité de ma formation et de mon parcours. Ayant réalisé un doctorat à Chimie-ParisTech, j’ai toujours porté un intérêt particulier à cet objet de la science qui est de créer de nouvelles connaissances au bénéfice de la société. Je me suis naturellement dirigé vers le monde de l’innovation parce qu’il matérialise cette idée – j’ai d’abord travaillé en cabinet de financement puis en incubateur territorial, où j’ai été confronté aux problématiques concrètes d’industriels et de porteurs de projets de start-up. J’ai rejoint CNRS Innovation en 2019 pour assurer le pilotage de son nouveau programme RISE d’accompagnement à la création de start-up innovantes issues des résultats de la recherche en laboratoires sous la tutelle du CNRS. Plus tard, j’ai pris la tête du département émergence et accompagnement avant d’être nommé DG en juillet 2025.
Dans la continuité de mes prédécesseurs, j’ambitionne de renforcer l’action de CNRS Innovation pour développer les outils les plus pertinents qui accompagneront les chercheurs dans leurs projets de valorisation et renforceront les synergies avec les acteurs économiques.
Depuis sa création en 1992, CNRS Innovation joue un rôle clé dans le transfert des résultats de recherches menées dans les laboratoires du CNRS vers le monde socio-économique. Dans la mise en œuvre de sa mission de valorisation de la recherche et de transfert de technologie, la filiale de valorisation du CNRS conduit aussi bien une activité de dépôt de brevets et de transfert que d’accompagnement au développement de projets technologiques et à la création de startup deeptech à fort potentiel.
CNRS Innovation occupe une position unique par son rôle d’interface entre les écosystèmes de la valorisation aux échelles locales, nationale et européenne. Premièrement, nous devons nous assurer que l’ensemble des actions menées par le CNRS se retrouve dans l’offre proposée par les Pôles Universitaires d’Innovation (PUI) sur les territoires. C’est dans cette optique que nous allons amplifier le déploiement des ingénieurs innovation au sein des délégations régionales.
Au niveau national, il existe un véritable enjeu concernant la valorisation des Programmes et Equipements Prioritaires de Recherche (PEPR). Ces projets s’appuyant sur de nombreux laboratoires partout en France, il est indispensable de coordonner efficacement les actions des différentes parties prenantes (aux échelons locaux – Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies / PUI – et nationaux – Organismes Nationaux de Recherche) afin de s’assurer que la stratégie de valorisation mise en œuvre pour ces outils est la plus impactante.
Enfin, il nous paraît important de consolider notre positionnement au niveau européen : en effet, les guichets de financement européens à l’innovation sont particulièrement sélectifs et nécessitent d’appréhender la dimension de création de valeur économique des projets soumis. Il s’agit du cœur de métier de CNRS Innovation et nous apportons ici notre expertise aux chercheuses et chercheurs souhaitant mobiliser ces dispositifs.
En complément, nous engageons un travail de rapprochement avec nos homologues européens. En effet, il est essentiel de nous fédérer pour renforcer la souveraineté européenne dans un contexte économique et géopolitique mondial instable.
Depuis mon arrivée en 2019, j’ai pu apprécier la montée en puissance de CNRS Innovation qui s’est par exemple manifestée par la mise en œuvre et la professionnalisation de programmes d’accompagnement désormais références dans l’écosystème, tels que RISE ou la prématuration. C’est cette dynamique ambitieuse initiée par mes prédécesseurs Johanna Michielin et Mehdi Gmar que je souhaite poursuivre. Pour ce faire, convaincu de la puissance de l’intelligence collective, nous avons formalisé, avec une trentaine de collaborateurs, un plan d’actions triennal prenant en compte le contexte de contraintes budgétaires. Il s’articule autour de plusieurs axes, dont trois principaux :
Ces différents axes se matérialiseront par des actions telles que la création d’une cellule d’intelligence économique et d’un poste de responsable de la stratégie partenariale, la structuration d’une offre d’accompagnement de projets à l’European Innovation Council (EIC) ou la mise en place d’un comité stratégique pour CNRS Innovation rassemblant des représentants du monde économique (entreprises et investisseurs) et de l’écosystème de l’innovation européen.
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